Petit guide de l’hygiène intime masculine

L’hygiène intime masculine nécessite des soins que beaucoup d’hommes, habitués à la commodité, n’adoptent pas. L’aspect pratique avec lequel les hommes utilisent les toilettes fait souvent l’envie des femmes : ils n’ont pas besoin de s’asseoir sur les toilettes pour uriner et, encore moins, d’utiliser du papier toilette pour se sécher. Cependant, ce qui est traditionnellement considéré comme une commodité est une mauvaise habitude. Il est nécessaire, en effet, de sécher le pénis, afin qu’il ne devienne pas humide et, par conséquent, susceptible de favoriser la prolifération des champignons. La négligence en matière d’hygiène ne se limite pas à cette seule habitude : de nombreux hommes ne prennent pas au sérieux l’hygiène intime.

Le nettoyage

Si beaucoup oublient ou ne se lavent pas délibérément les mains après avoir utilisé les toilettes, imaginez combien se souviennent, ou même savent, qu’il est recommandé de les rincer également avant d’uriner ? Il est important de cultiver cette habitude pour ne pas amener de bactéries dans la région du pénis et éviter les infections.

À l’heure du bain, il est également important de laver le pénis avec une attention particulière. En plus d’éviter les mauvaises odeurs, le nettoyage contribue à prévenir les infections par des champignons et des bactéries et le cancer du pénis. Pour nettoyer complètement l’organe, il faut rétracter le prépuce (peau qui recouvre le gland), laver le pourtour du gland avec du savon et éliminer tout l’esmegma, sécrétion blanche composée de cellules épithéliales écaillées, d’huiles et de graisses produites par les glandes du pénis, qui s’est accumulé dans la région, en étendant l’hygiène aux testicules, à l’aine et à l’anus.

Il est à souligner qu’il faut redoubler de prudence pour les hommes qui n’ont pas été opérés du phimosis, car le prépuce rétrécit le passage du gland, ce qui facilite l’accumulation de saletés. Dans ces cas, il est souvent nécessaire d’utiliser un savon intime, au pH physiologique (entre 5 et 6), car certains hommes peuvent présenter plus fréquemment des irritations sur le gland et le prépuce.

Une autre information souvent méconnue est l’importance de se laver le pénis après un rapport sexuel. Cela permet d’éliminer le lubrifiant du préservatif qui se mélange au sperme. Dans les relations sans protection, l’hygiène doit également être faite, pour éliminer les résidus de sperme mélangés aux sécrétions vaginales. Bien qu’il ne garantisse pas la protection, le lavage peut diminuer la probabilité d’infection.

L’épilation

En ce qui concerne l’habitude de s’épiler la région, les experts partagent le même avis : ce n’est pas nécessaire, il suffit de couper les poils pour faciliter l’hygiène. “L’épilation des poils pubiens augmente le risque d’inflammation de la peau, peut provoquer une folliculite – inflammation des follicules pileux”, explique un docteur. L’irritation peut être aggravée si le sous-vêtement est trop serré. Les sous-vêtements plus amples, comme le samba-canção, facilitent la circulation de l’air et empêchent l’humidité dans le pénis, ils sont donc les plus recommandés par les experts.

Quant au type de tissu, les modèles en coton sont les meilleurs, car les matières synthétiques augmentent la transpiration de la région pénienne. Pour Arap, le plus important n’est pas le modèle ou le tissu, mais de ne pas utiliser de sous-vêtements humides, qui facilitent la prolifération des champignons.

Conséquences d’une mauvaise hygiène intime masculine

Outre les infections, le manque d’hygiène intime masculine peut entraîner des problèmes plus graves pour la santé des hommes, comme l’augmentation du risque de développer un cancer du pénis. Bien que rare (elle ne représente que 2 tumeurs malignes), la maladie peut entraîner l’amputation de l’organe et même la mort si elle n’est pas traitée rapidement. Selon l’INCA (Institut national du cancer), en 2009, on a recensé 4637 nouveaux cas de tumeur du pénis, la plupart dans les régions du Nord et du Nord-Est.

Le phimosis augmente également la possibilité de la tumeur. Le risque est encore plus élevé lorsque le prépuce rétrécit le passage, car, le gland étant recouvert par la peau, le patient peut mettre longtemps à remarquer des symptômes visibles. Selon Arap, la circoncision (chirurgie du phimosis) est considérée comme un facteur de protection, capable de réduire à zéro la probabilité de contracter la maladie.

Plus souvent, un mauvais toilettage peut provoquer une balanite, une inflammation du gland ou du prépuce (dans ce cas, l’inflammation est appelée balanoposthite). Les principaux signes et symptômes sont : une sensation de démangeaison, de brûlure ou même de douleur sur le gland, qui devient rouge en surface et présente des sécrétions purulentes. Si elle s’étend au prépuce, la peau de cette région devient également rouge et douloureuse.

Une mauvaise hygiène intime peut également entraîner des problèmes pour les partenaires sexuels. En raison de l’anatomie de leur organe génital, les femmes sont plus exposées aux champignons et aux bactéries et contractent plus facilement les maladies sexuellement transmissibles.